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Fleurus l'ancienne

Distance : ≈ 4,28 km


Dénivelé : quasi nul (parcours urbain plat)

  • Balade tranquille de 3,5 km/h en 1 h 15

  • Marche normale de 4,5 km/h en 55 min

  • Marche rapide de 5,5 km/h en 45 min

Château de la Paix

Vous êtes au Château de la Paix.
Construit à la fin du XVIIIe siècle pour Perpète Joseph de Paul, héritier d’une famille récemment anoblie, ce bâtiment élégant est une gentilhommière, c’est-à-dire une résidence de campagne noble, sobre et équilibrée.

L’histoire du propriétaire est intimement liée à celle de son grand-père, Julien Paul, entrepreneur en fortifications au service de l’Empire d’Autriche, actif sur plusieurs chantiers majeurs en Europe. C’est pour ces services que la famille obtient le droit à la particule « de ».

Le château entre dans la grande Histoire le 16 juin 1815, lorsque Napoléon y passe la nuit après sa dernière victoire.


Aujourd’hui propriété communale, le bâtiment s’apprête à connaître une nouvelle vocation mêlant patrimoine, accueil et espace muséal.

Vous êtes au Château de la Paix.Construit à la fin du XVIIIe siècle pour Perpète Joseph de Paul, héritier d’une famille récemment anoblie, ce bâtiment élégant est une gentilhommière, c’est-à-dire une résidence de campagne noble, sobre et équilibrée.

 

​L’histoire du propriétaire est intimement liée à celle de son grand-père, Julien Paul, entrepreneur en fortifications au service de l’Empire d’Autriche, actif sur plusieurs chantiers majeurs en Europe. C’est pour ces services que la famille obtient le droit à la particule « de ».

 

​Le château entre dans la grande Histoire le 16 juin 1815, lorsque Napoléon y passe la nuit après sa dernière victoire.

 

Aujourd’hui propriété communale, le bâtiment s’apprête à connaître une nouvelle vocation mêlant patrimoine, accueil et espace muséal.

Ferme Notre-Dame de la Paix

Rue de Bruxelles

Cette rue ancienne mène vers Bruxelles par Baisy-Thy et Waterloo.


À gauche, la grange de la Rouge Cense, datant du XVIIe siècle, faisait partie du domaine du château de Zualart. Ce château accueillit l’état-major de Napoléon au soir de la bataille de Fleurus.

Un peu plus loin, à l’emplacement de l’actuel bureau de poste, se trouvait un couvent de cisterciennes. Lors de travaux ultérieurs, des cellules de réclusion volontaire furent mises au jour.


Le bâtiment fut ensuite commissariat de police, utilisant ces mêmes espaces comme cellules de dégrisement.

Bien que Fleurus n’ait jamais été fortifiée, la ville possédait des portes fiscales.


À cet endroit, une taxe était perçue sur les marchandises entrant en ville, notamment à destination des marchés.

Cette pratique disparaît dans les années 1780. Les bâtiments construits ensuite, puis partiellement démolis au XXe siècle, témoignent des transformations successives de cet ancien seuil urbain.

Rue de la Clé – ancienne barrière

Avenue Henri Pétrez

Ouverte dans les années 1930, cette avenue marque une phase d’extension plus moderne de la ville.


Un bâtiment triangulaire de style Art déco, orné de bas-reliefs de belle facture, constitue l’un des rares exemples de ce courant architectural à Fleurus.

Le cimetière de Fleurus est installé à cet endroit à partir de 1780, à la suite d’une décision imposée par les autorités autrichiennes pour des raisons de salubrité publique. Jusqu’alors, comme dans la plupart des villes européennes, les morts étaient inhumés autour des églises, au cœur même des zones habitées.

Cette date n’est pas anodine. Elle fait directement écho à un événement retentissant survenu à Paris quelques années plus tôt : la fermeture en urgence du cimetière des Innocents.


Situé en plein centre de la capitale, ce cimetière, vieux de plus de quinze siècles, contenait plusieurs millions de corps entassés dans des fosses communes. La saturation était telle que les murs de soutènement durent être surélevés, tant le sol gonflé par la décomposition formait une véritable cuvette.

L’air y était devenu irrespirable, l’eau des puits voisins polluée, et dans certains immeubles mitoyens, des restes humains finirent par s’écouler dans les caves. Face au scandale sanitaire, le cimetière fut fermé en 1780 et les ossements progressivement transférés vers les futures catacombes de Paris, où ils reposent encore aujourd’hui.

Cette affaire fit grand bruit dans toute l’Europe et provoqua une prise de conscience générale : les morts devaient quitter le centre des villes. Fleurus, comme de nombreuses autres cités, fut contrainte d’appliquer cette nouvelle logique urbaine et sanitaire.

Le cimetière que vous voyez aujourd’hui est donc le témoin local d’un basculement majeur dans le rapport à la mort, à la ville et à l’hygiène publique.
Au loin, le mur du souvenir rappelle l’engagement des Fleurusiens lors des deux conflits mondiaux, ajoutant à ce lieu une dimension mémorielle supplémentaire.

Fait assez rare, Fleurus possède ainsi deux monuments aux morts, répartis sur des sites distincts, soulignant la complexité de son histoire et de sa mémoire collective.

Cimetière communal

Chapelle Saint-Roch

Datée de 1643, la chapelle Saint-Roch est l’une des deux seules chapelles de l’épidémie encore debout à Fleurus.


Érigée à l’issue d’une période marquée par les guerres de religion et les grandes pestes, elle s’inscrivait dans un dispositif de protection spirituelle entourant la ville.

Saint Roch, invoqué contre la peste et les maladies contagieuses, incarnait l’espoir d’une population régulièrement confrontée à des fléaux incompris.
Placée à l’un des points cardinaux, la chapelle matérialisait une frontière symbolique : celle entre l’espace habité et le monde extérieur, perçu comme porteur de menaces.

La gare de Fleurus est construite au début des années 1870, relativement tard dans l’histoire du chemin de fer belge, pourtant pionnier en Europe.


Elle s’inscrit dans un contexte précis : celui de l’essor industriel du bassin de Charleroi et de la nécessité de relier efficacement charbonnages, usines et réseaux commerciaux.

La ligne dessert les industries lourdes, permet l’exportation rapide des matières premières et transforme profondément les habitudes locales. Fleurus cesse peu à peu d’être une ville de passage routier pour devenir un point d’articulation ferroviaire secondaire, mais stratégique.

La gare n’est pas qu’un lieu de transport : elle est aussi un seuil social. On y part travailler, on y arrive de la campagne, on y quitte parfois définitivement la ville.

En quittant la gare, vous remontez vers un Fleurus plus ancien encore, né bien avant la vapeur et le rail.

Gare de Fleurus

Rue de la Station

La rue de la Station est l’un des deux axes primitifs autour desquels Fleurus s’est développée.


Son tracé conserve des anomalies révélatrices : à hauteur d’une rue en forme d’entonnoir se trouvait autrefois un étang servant d’abreuvoir aux animaux.

La rivière qui alimentait ce point d’eau coulait à ciel ouvert. Devenue égout, puis voûtée au début du XXe siècle, elle circule toujours sous vos pas.


Ainsi, même ce qui a disparu continue d’organiser la ville en profondeur.

La tour massive de l’église Saint-Victor surprend toujours par ses proportions. Elle ne correspond pas à l’image habituelle d’un clocher paroissial, et pour cause : elle n’a pas été construite comme telle.


Il s’agit à l’origine d’un donjon militaire, érigé pour contrôler le territoire et offrir un refuge défensif en période de troubles.

C’est autour de cette tour que Fleurus prend véritablement naissance. Les premières habitations viennent s’y adosser, cherchant protection et proximité. La ville se développe ensuite par cercles successifs, chaque génération construisant sur la précédente.

L’espace qui entoure aujourd’hui l’église fut longtemps un cimetière paroissial. Désaffecté officiellement en 1787, il resta pourtant en place jusqu’aux grands travaux du XIXe siècle. Lors de la restauration menée par l’architecte Cador vers 1870, de nombreuses pierres funéraires furent récupérées et réemployées dans les murs de l’église.

Un regard attentif permet encore de distinguer, dans l’appareillage du chœur, un Christ en croix provenant d’une ancienne stèle. Le monument aux morts voisin rappelle quant à lui plusieurs strates de mémoire : les combattants de 1830, ceux de 14-18, puis l’ajout plus tardif de 1940-45, venu rompre l’équilibre initial de la composition.

À proximité se dresse l’ancien Hôtel de Ville, construit en 1903 sur l’emplacement de la halle aux grains. Son vaste hall et sa salle des fêtes témoignent encore de l’ambition civique du début du XXe siècle.

Église Saint-Victor

La ruelle

La ruelle dans laquelle vous vous engagez est l’une des plus parlantes survivances du Fleurus médiéval.
Étroit passage encaissé, elle conserve une relation très particulière entre le sol et les habitations.

Jusqu’il y a peu, une porte très basse permettait encore de mesurer l’écart entre le niveau actuel de la ruelle et celui des maisons, révélant l’accumulation progressive des sols au fil des siècles.


À Fleurus, comme dans de nombreuses villes anciennes, on ne rase pas totalement : on rebâtit sur les ruines, on comble, on rehausse.

Même lorsque les bâtiments disparaissent, leur implantation reste étonnamment stable. Les murs changent, mais les lignes persistent.

La rue des Bourgeois est l’un des plus anciens axes « extérieurs » de Fleurus.


Elle apparaît déjà dans des documents du XVIIe siècle et semble marquer à cette époque la limite sud-est de la ville.

Son tracé, qui s’élargit progressivement pour former une sorte de fourche, témoigne de l’expansion rapide de la cité. Les routes qu’elle distribue mènent vers Châtelet, Heppignies et Baulet, autant de directions commerciales importantes.

Cette rue illustre bien la manière dont Fleurus a absorbé ses propres périphéries au fil du temps.

Rue des Bourgeois

Place Albert 1er

Ancienne Grand-Place, la place Albert 1er est le véritable cœur marchand de la ville historique.
Grâce à son statut de ville franche, Fleurus bénéficiait de privilèges commerciaux importants, attirant marchés et échanges.

C’est ici que s’installaient les étals, autour d’un puits aujourd’hui disparu, comblé lors de l’arrivée de l’eau courante.


Les maisons qui bordent la place, majoritairement construites à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, forment l’ensemble architectural le plus cohérent de la ville.

Sous la place s’étend un réseau impressionnant de caves et de souterrains, parfois à plusieurs niveaux, attestés dès le XIVe siècle.


Espaces de stockage, refuges en temps de guerre, lieux de dissimulation : ces volumes souterrains racontent une ville habituée à protéger ses biens… et parfois ses habitants.

La rue des Demoiselles est courte, étroite, presque discrète, et pourtant elle joue un rôle important dans la lecture du centre ancien.


Elle relie deux espaces très différents : d’un côté la place commerçante, de l’autre une zone plus domestique, plus refermée.

Son nom, comme souvent dans les villes anciennes, évoque moins une réalité sociale précise qu’un usage ancien, peut-être lié à des habitations tenues par des femmes seules ou à une tradition aujourd’hui oubliée.

À son extrémité, une fresque contemporaine attire immédiatement l’œil. Elle s’inscrit dans un projet de réappropriation artistique du centre-ville, longtemps dominé par la pierre, le béton et l’asphalte.


Cette intervention moderne ne cherche pas à masquer l’ancien, mais à dialoguer avec lui, rappelant que Fleurus n’est pas figée dans son passé.

Rue des Demoiselles

Rue du Couvent

La rue du Couvent faisait autrefois partie de la rue Sainte-Anne, axe majeur de circulation et de vie.
Elle doit son nom au couvent des sœurs de Notre-Dame, installé ici jusqu’au début du XXe siècle.

Pendant près d’un siècle, les religieuses y dispensèrent une éducation gratuite aux jeunes filles issues de familles pauvres, dans un contexte où l’accès à l’instruction féminine était loin d’être acquis.

Les bâtiments, aujourd’hui transformés ou disparus, structuraient un ensemble comprenant salles de classe, dortoirs et dépendances, notamment autour de la cour Saint-Feuillien.


L’augmentation constante du nombre d’élèves conduisit finalement au départ du couvent vers le château de Zualart en 1912, mieux adapté à une institution en pleine expansion.

La Cour Saint-Feuillien, officiellement « cour foncière », relevait autrefois de la juridiction de l’abbaye de Fosses.


Ce statut explique son nom et son organisation particulière.

Contrairement aux places Albert ou Gailly, elle ne fut jamais un lieu de commerce. Longtemps, elle représenta même l’un des secteurs les plus pauvres de Fleurus.


Le sol, ni pavé ni empierré, se transformait en bourbier une grande partie de l’année. Les habitations qui l’entouraient étaient modestes, parfois précaires.

Ce n’est qu’avec l’installation d’une école ecclésiastique, puis avec les réaménagements récents, que la cour perdit progressivement son image marginale.


Aujourd’hui encore, elle conserve quelque chose de cette histoire sociale, perceptible dans ses volumes et son ouverture.

Cour Saint-Feuillien

Rue Émile Vandervelde

Cette partie de Fleurus se développe lentement à partir de la fin du XVIIIe siècle, à mesure que la ville déborde de son noyau médiéval.

Les maisons situées entre les numéros 7 et 13 datent des années 1790. Elles formaient autrefois le siège d’une maison de commerce manifestement prospère, dont l’activité et les propriétaires sont aujourd’hui tombés dans l’oubli.

Plus loin, à hauteur du numéro 92, se trouvait l’une des anciennes portes symboliques de la ville, détruite en 1782.


À proximité, une ruelle mène vers la résidence dite « des Templiers », rappelant l’existence d’une commanderie de l’ordre avant sa dissolution en 1312, puis sa reconversion en gendarmerie.

Ce secteur concentre ainsi plusieurs strates de pouvoir : économique, militaire, religieux.

Ouverte entre 1767 et 1785, la chaussée de Charleroi marque une rupture majeure dans l’histoire de Fleurus.


Elle n’est pas simplement une nouvelle route : elle est le signe visible d’un basculement économique profond.

Jusqu’alors, Fleurus prospérait comme ville de commerce et de relais, située sur des axes utilisés depuis l’époque romaine.


Avec la révolution industrielle, les pôles d’activité se déplacent vers le bassin de Charleroi, structuré autour de la sidérurgie et des charbonnages.

La chaussée tranche littéralement la ville, redéfinissant ses équilibres et reléguant certains quartiers à l’arrière-plan.

Chaussée de Charleroi

Ruelle du Moulin

Cette ruelle discrète était autrefois un passage essentiel reliant directement le cœur de Fleurus à son moulin, situé à l’extrémité sud de la ville.


À l’origine, les deux portions de ruelle que vous traversez aujourd’hui n’en formaient qu’une seule, avant d’être sectionnées par l’ouverture ultérieure de la chaussée de Charleroi.

Sur certains murs, une chaîne d’angle en pierre calcaire, soigneusement harpée, trahit la présence d’anciens bâtiments aujourd’hui intégrés dans des constructions plus récentes.


Ces détails, souvent invisibles au premier regard, sont autant d’indices de la permanence des tracés anciens.

L’existence d’un moulin à Fleurus est attestée avec certitude à partir de 1685, mais il pourrait être plus ancien encore.


Selon les sources, il aurait fourni la farine destinée au pain des ouvriers ayant participé à la construction de la forteresse de Charleroi.

 

Le moulin cesse officiellement ses activités en 1837, mais continue d’apparaître sur des cartes jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle, signe de son importance durable dans la mémoire collective.

On le désigne parfois sous le nom de « moulin de Guinguette », afin de le distinguer d’un autre moulin plus tardif, connu sous le nom de moulin Naveau.

En débouchant de la ruelle, vous arrivez dans la rue de la Guinguette.


Cette rue a ceci de particulier que sa date de création est connue avec précision : elle est ouverte en 1679, à la demande d’Ursule Hanquinbrant, veuve du meunier et propriétaire du moulin.

Son objectif est alors très concret : offrir un accès plus direct au moulin depuis la rue Sainte-Anne, facilitant la circulation des clients et des marchandises.


Le nom de la rue conserve la mémoire de cette activité, même si le moulin lui-même a disparu.

Le bâtiment portant aujourd’hui l’enseigne du « Moulin de la Guinguette » alimente une confusion fréquente.

 

Contrairement à ce que l’on croit souvent, il ne s’agissait pas d’un moulin, mais d’un entrepôt datant du XIXe siècle.


Cette superposition entre réalité historique et mémoire populaire est caractéristique de l’évolution urbaine de Fleurus.

Rue de la Guinguette

Rue de la Guinguette

En débouchant de la ruelle, vous arrivez dans la rue de la Guinguette.


Cette rue a ceci de particulier que sa date de création est connue avec précision : elle est ouverte en 1679, à la demande d’Ursule Hanquinbrant, veuve du meunier et propriétaire du moulin.

Son objectif est alors très concret : offrir un accès plus direct au moulin depuis la rue Sainte-Anne, facilitant la circulation des clients et des marchandises.


Le nom de la rue conserve la mémoire de cette activité, même si le moulin lui-même a disparu.

Le bâtiment portant aujourd’hui l’enseigne du « Moulin de la Guinguette » alimente une confusion fréquente. Contrairement à ce que l’on croit souvent, il ne s’agissait pas d’un moulin, mais d’un entrepôt datant du XIXe siècle.


Cette superposition entre réalité historique et mémoire populaire est caractéristique de l’évolution urbaine de Fleurus.

La rue Sainte-Anne est l’un des grands axes anciens de la ville.


Au XVIIe siècle, elle marque clairement la limite sud de Fleurus, tout en étant déjà un lieu de passage important.

Elle fut à la fois bourgeoise et commerçante, concentrant activités économiques et habitations de qualité.


C’est également à proximité que se trouvait l’une des quatre barrières de péage de la ville franche, où l’on percevait des taxes sur les marchandises entrant dans la cité.

La ruelle Lefebvre, qui s’ouvre discrètement sur le côté, matérialise encore aujourd’hui cette ancienne frontière urbaine.


Elle n’a survécu que grâce aux maisons qui l’ont bordée, la protégeant des transformations plus radicales.

Rue Sainte-Anne

Chapelle Sainte-Anne

Vous vous trouvez maintenant devant la chapelle Sainte-Anne, seconde et dernière chapelle survivante des quatre édifiées à la suite de l’épidémie du XVIIe siècle.


À la différence de ses sœurs disparues, elle est restée presque intacte depuis sa construction, conservant son volume, ses proportions et son clocheton.

À l’origine, cette chapelle se situait bien au-delà des limites urbaines, isolée dans un paysage de champs et de chemins.


Elle marquait une frontière spirituelle autant que géographique, protégeant symboliquement la ville contre les fléaux.

Aujourd’hui intégrée au tissu urbain, elle rappelle à quel point Fleurus s’est étendue, absorbant peu à peu ses anciens seuils.

La rue Oblique est un vestige urbain directement issu de l’ouverture de la chaussée de Charleroi.
Lors de ce percement, une partie du tissu ancien est littéralement « coupée », laissant subsister des fragments de parcelles et de rues contraintes de s’adapter.

La forme même de la rue raconte cette histoire : orientation atypique, raccords irréguliers, impression de passage secondaire.


Elle témoigne de l’impact profond des grandes infrastructures sur l’équilibre des quartiers anciens.

 

Avec l’arrivée du chemin de fer au XIXe siècle, ce phénomène s’accentue encore, contribuant au déclin progressif des anciens axes commerciaux de Fleurus.

Rue Oblique

Moulin Naveau et Monument aux Victoires françaises

Vous arrivez maintenant au niveau du moulin Naveau et du Monument aux Victoires françaises.


Le moulin, situé sur un point légèrement élevé, servit d’observatoire à Napoléon lors de la bataille de Fleurus en 1815. C’est depuis cet emplacement qu’il suivit les mouvements de ses troupes.

Le monument, érigé en 1936, se voulait un hommage à trois victoires françaises remportées à Fleurus, et plus largement un symbole des liens historiques entre la France et la Belgique.


Mais le contexte politique de l’époque transforma cette ambition en projet délicat.

L’inauguration se déroula sans représentants officiels belges ni français, chacun invoquant l’absence de l’autre. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le monument devint ainsi un symbole discret, presque silencieux, marqué par l’embarras diplomatique.

Le moulin lui-même connut une histoire brève et singulière. Désaffecté dès 1865, il fut transformé en habitation. Dans les années 1920, un projet d’hôtel napoléonien fut envisagé par des investisseurs français, sans jamais aboutir.

La rue de l’Observatoire tire son nom direct de l’usage militaire du site en 1815.


Mais elle évoque également une autre page de l’histoire technique de la ville.

C’est ici qu’était installée une usine à gaz, construite au pied d’un château d’eau aujourd’hui disparu.


Le gaz, obtenu par distillation de la houille, alimentait les becs d’éclairage public de Fleurus. Il était stocké dans une cuve semi-enterrée située non loin du chemin de Mons avant d’être distribué dans la ville.

Dès les années 1880, l’arrivée progressive de l’électricité rend cette installation obsolète, illustrant une fois encore la rapidité des transitions techniques à l’époque industrielle.

Rue de l’Observatoire

Résidence de la Paix

La promenade s’achève ici, devant la résidence de la Paix.


Son nom fait directement écho au château voisin, rappelant le lien constant entre les lieux et les usages successifs.

De la même manière que la ferme donna son nom au château, puis le château à la résidence, la ville se réécrit sans cesse à partir de ce qui la précède.

Fleurus n’a jamais cessé de se transformer.


Elle a absorbé ses marges, déplacé ses frontières, changé ses fonctions.


Marcher dans ses rues, c’est parcourir un palimpseste urbain, où chaque époque a laissé une trace, parfois discrète, parfois profondément inscrite dans la pierre.

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